30. juin, 2021

L’extraordinaire expérience aux frontières de la mort de Pedro Gomez Acosta


Parmi ces 50 boxeurs sur 3 générations, une rencontre me marqua particulièrement, ce fut la narration du récit de l’expérience aux frontières de la mort de Pedro Gomez Acosta, un des boxeurs de monsieur Lacasa les plus titrés. Nous avions eu plusieurs rencontres, et à la dernière, il me dit :
– Je vais te raconter quelque chose que personne ne connaît à fond, même pas ma femme qui en connaît une partie seulement…
Son expérience aux Frontières de la mort
… À Bordeaux, je créais une autre société de nettoyage beaucoup plus modeste. J’avais une douzaine de clients et je m’entrainais à nouveau avec monsieur Lacasa. J’allais sur mes 28 ans. J’aurais pu faire 3 ou 4 années en professionnel. Avec lui, je suis sûr que j’aurais été champion d’Europe en super-moyens. On aurait pu faire ensemble de grandes choses.
L’accident
Malheureusement le 4 janvier 1979, en allant à Sainte-Foix la Grande acheter une estafette pour développer mon activité, j’eus un terrible accident. Nous étions quatre dans la voiture. Moi à l’arrière. Il pleuvait comme vache qui pisse. Nous arrivions à Libourne, près de l’hôpital de Garderose quand une bonne femme brûle le feu et nous rentre de plein fouet. J’eus 4 factures à la tête, le bras arraché. Il eut un mort parmi nous.
Je sortis groggy du véhicule et j’essayais de sortir mon copain de l’arrière. Il réagit et me dit :
– Ça va Pedro, je peux y arriver seul !
Après je tombais de tout mon long dans un caniveau d’écoulement qui se remplissait tellement il pleuvait et je perdis connaissance. Je garde comme un flash les pompiers qui arrivent accompagnés du son strident des sirènes et m’amènent dans un brancard. Dans leur camion, j’entends l’un d’eux :
– Je ne sais pas s’il va arriver vivant !
Après ce fut de nouveau le trou noir. Je déjouais le pronostic du pompier et arrivais vivant à l’hôpital.
***
Je fus traité et mis en soins intensifs durant 2 jours avant que l’on m’opère. J’avais le bras arraché, la tête défoncée et le genou explosé. Durant les deux jours, on me bourrait de calmants pour m’empêcher de souffrir. Avant de m’amener au bloc opératoire, on m’administra un produit au goutte-à-goutte pour m’endormir, car j’étais dans les vapes. Il n’empêche que lorsqu’on m’amena à la salle d’opération je gardais une partie de ma conscience. Et pour preuve, je me souviens comme dans un brouillard d’une superbe infirmière rousse qui avançait près du chariot-brancard. Elle avait un superbe cul. À cette époque, il ne fallait pas m’en promettre. Je lui fis un compliment pour son admirable postérieur. En riant, elle me dit :
– Vous êtes un drôle de coquin !
Je l’avais pensé. Je lui avais dit. Je devais lui prouver que je le pensais. Je lui mis la main au panier.
Je revois vaguement un médecin m’enfoncer un mince tuyau en plastique relié au compte-gouttes. Ensuite, je sombrais dans une inconscience totale.
Après il m’arriva un truc fou. Je me trouvais au plafond sans le toucher. J’observais paisiblement le chirurgien couper, découper dans mon corps avec un tas d’outils qu’il ordonnait qu’on lui donne. Je me souviens d’une sorte de liquide marron dont il m’imbiba. Il avait deux assistants hommes à sa gauche et à sa droite. Je vois également 3 ou 4 infirmières. Mon infirmière rousse au beau cul se trouvait avec une collègue à mes pieds. Elles portaient des chapeaux en plastique et des masques. Munies de gants, elles préparaient avec dextérité des bouts de coton qu’elles entouraient de gaze et les présentaient au chirurgien ou aux assistants au fur et à mesure de leurs besoins. Ensuite, les médecins les plongeaient dans mon corps pour empêcher le sang de couler. Bref, tout là-haut, à raser le plafond, je voyais ce qu’ils me faisaient et entendais tout ce qu’ils se disaient entre eux. À la fois concerné et indifférent, je regardais mon corps inerte et j’entendais! Je vis la belle rousse me dessiner avec un feutre fin comme un œil sur gros orteil du pied droit.
Brusquement, un grand changement se produisit. Je me retrouvais dans une sorte de couloir ou de tunnel. C’était noir. Plein de brouillard. Au bout, une lumière vers laquelle je m’avançais. Arrivé à proximité, au fond, je vis beaucoup de monde de ma famille décédée. Je retiens surtout ma grand-mère, mon arrière-grand-mère et mon père. Je fus surpris de trouver une sœur que je n’ai pas connue et qui décéda à 4 ans alors que je n’étais pas né. Je la reconnus, car j’avais vu des photos d’elle. Les autres personnages étaient nombreux et flous comme dans un brouillard lumineux. Je n’en reconnus aucun pourtant, ils me semblaient familiers. Je me sentais si bien, plus vivant que jamais dans cette sorte de plénitude. Fou de joie, je me précipitais vers eux. Au moment où j’allais les atteindre, mon père et ma grand-mère me firent signe de repartir. Quand je réintégrais mon corps, je ne ressentis pas de souffrances. Ce fut plutôt comme une douleur morale et à la fois spirituelle de quitter un bien-être, un état de paix et de bonheur indescriptible.
Le lendemain ou le surlendemain, la belle infirmière vint dans ma chambre. Elle me soigna et regarda le petit œil qu’elle avait dessiné à mon gros orteil du pied droit. Je la vis sourire. Elle dut se rappeler mes propos et ma main sur son cul. Je lui dis :
– Je sais qui m’a fait ce dessin.
– Comment ça, monsieur Gomez ?
– Je sais que c’est vous !
– Comment le savez-vous ? Qui vous l’a dit ?
– Je vous ai vu me le faire.
– Vous devenez fou. Vous avez pris un coup plus dur qu’à la boxe !
Je quittais l’hôpital 3 ou 4 mois après. J’étais traumatisé par cette expérience. Je n’en parlais à personne par crainte qu’on me prenne vraiment pour un fou. Je dormais mal et je ne faisais qu’y penser. Pendant au moins 5 ans, j’y pensais tous les jours. Encore aujourd’hui, il m'arrive de me replonger par le souvenir dans cette expérience si particulière et tellement réelle. On sait qu’on l’a vécue et le Bon Dieu le sait aussi. On ne peut le nier même si ça parait fou. Seule ma femme fut au courant. Je lui en parlais, mais pas trop. Jamais comme aujourd’hui où j’essaie de relater en essayant de décrire au mieux cette expérience tellement marquante.
Un don de Dieu après mon expérience aux frontières de la mort
Je connus Josiane, en 1981, un an environ après mon accident. Nous avons eu deux enfants Priscilla née le 23 janvier 1987 et Pierre Alexandre né le 20 décembre 1995.
Sa mère possédait un restaurant à Saint-André de Cubzac et voulait arrêter pour cause de santé. Au cours de l’année 1983, nous prîmes sa succession. En plus du restaurant, nous organisions des repas dansants et faisions boite de nuit. Nous avions énormément  de travail. C’était avance ou crève. On faisait 17 à 18 heures par jour.
Vers l’année 1984, je n’en pouvais plus. J’avais les nerfs à fleur de peau et je frisais la dépression. Ma femme aussi. Psychologiquement, elle tint le coup mieux que moi. Un ami dit à ma femme :
– Je connais un guérisseur qui est formidable et qui pourrait te faire du bien. Il fait plein de miracles à plein de gens. Si tu veux, je t’amène.
Moi, je ne croyais pas à ces trucs-là ni à ces gens. Je considérais que c’était de la connerie. Par conséquent, je refusais de voir ce mec. Ma femme insista longtemps. Finalement pour lui faire plaisir et pour être enfin tranquille, avec notre ami, nous allâmes voir le rebouteux. Je fus le premier étonné de constater un soulagement presque immédiatement. Moins d’angoisse et d’énervement. C’était le jour et la nuit. En mon for intérieur, je remerciais le rebouteux. Également notre ami et ma femme qui insistèrent si patiemment.
Au cours de la dernière ou avant-dernière visite, le rebouteux me dit :
– Monsieur Gomez, je vois en vous un grand don.
Franchement, je ne fis pas attention à ses paroles qui rentrèrent par une oreille et ressortirent aussitôt de l’autre. Avec le moral et le tonus revenu, j’oubliais complètement le rebouteux et sa révélation.
Quelque temps après, ma femme eut une sorte de gros kyste à la cuisse qui prit progressivement de l’ampleur. Comme on s’en doute avec l’angoisse au cœur et la peur au ventre, elle subit une série d’examens pour savoir en quoi s’en tenir. Quelques jours après, elle alla à la clinique récupérer les résultats des analyses. Elle arriva au restaurant complètement désespérée :
– Le kyste est cancéreux, il faut m’opérer !
Je me souvins des paroles du guérisseur et je dis à Josy :
– Le gars qui m’a soigné dit que j’ai un don, alors je vais poser mes mains sur ta cuisse et on verra bien !
Cinq jours plus tard, elle retourna pour la visite de contrôle. Les médecins stupéfiés constatèrent en comparant les anciennes radios et analyses avec les nouvelles qu’il n’y avait plus rien de cancéreux ! Vraiment, ils n’en revenaient pas.
Je réalisais qu’après mon expérience aux frontières de la mort, Dieu me donna le don de guérir. Je mis ce don au service des autres. Énormément de personnes venaient me voir surtout pour des zonas et des brûlures graves. Après mon intervention et le temps de rétablissement nécessaire, il ne restait aucune trace ni cicatrice. Je soignais avec mes mains en les appliquant sur les parties malades. J’étais heureux de guérir, mais je sortais de chaque guérison complètement vidé et envahi d’une grande fatigue. Comme un ballon qui se dégonfle.
Un serveur et ami arriva au magasin et me dit :
– Tiens, je t’ai acheté ce pendule au bureau de tabac. Ça pourra t’aider.
Je ne savais pas à quoi pouvait servir un tel engin. Cette nuit, je rêvais que je le faisais tourner dans tous les sens et qu’avec je soignais les gens. Également que je trouvais des sources d’eau. Des trucs fous.
Après ce rêve, j’utilisais le pendule à la place des mains. Je ne ressentis plus la fatigue et cette sensation de me vider de mon énergie.
Un ami, François Riberote, le président du club de boxe à Saint André de Cubzac vient nous voir à la maison, la figure pleine de boutons. Il me dit :
– J’ai une allergie. J’en peux plus !
Il s’installe sur le fauteuil du salon et discute avec Josy. Je vais chercher mon pendule. Je passe derrière lui et le fais tourner.
Il se retourne :
– Pedro, qu’est-ce que tu fabriques derrière mon dos ?
– T'en fais pas !
Le lendemain, voilà François Riberote qui arrive en pleine forme avec un radieux sourire.
– Pedro, qu’est-ce que tu m’as fait hier ? Regarde, j’ai plus un seul bouton sur la gueule !
***
La guérison de ma mère (par Josy)
Mon mari soigna pendant une certaine période beaucoup de gens. Je m’émerveillais de voir le bien qu’il faisait et j’étais fière de lui. Cependant, ce qui me toucha le plus, et pour cause, fut la guérison de ma mère. Ayant un cancer du foie qui s’était généralisé, il lui restait 3 à 4 mois à vivre. Les médecins firent ce diagnostic d’après les radios, les scanners, les analyses et divers autres examens. Pour survivre, les médecins la mirent sous oxygène et morphine. De plus, depuis des années elle était fragile du cœur. Devant sa fin inéluctable, nous la fîmes revenir chez elle pour qu’elle y finisse ses jours entourés par les siens à tour de rôle avec les soins appropriés à domicile.
Je me souviens que Pedro dit à un docteur de l'hôpital :
– Docteur, vous ne croyez pas que dans la vie il y a des miracles ?
Il répondit :
– Il ne faut pas croire au Père-Noël.
Le soir Pedro m’annonça :
– J’irai voir ta mère et je lui ferai mes « trucs ».
Le premier jour, il me déclara :
– Ta mère va s’en sortir. C’est comme si je voyais dans ma tête son foie. Tout est touché, sauf, une petite partie qui reste encore saine.
Tout le monde l’avait condamnée. J’avais du mal à le croire. Je n’osais pas dire ce que je pensais ne voulant pas le vexer. À la fin, je ne pus me contenir :
– Franchement, Pedro. Non, ce n’est pas possible ! Vois dans quel état elle se trouve ! Tu délires !
Tous les jours, il y alla. Au fur et à mesure, l’état de ma mère s’améliorait. On lui enleva l’oxygène. Au bout de deux semaines, Pedro me dit :
– Il faut dire au docteur de lui enlever les patchs de morphine parce qu’ils vont tuer le cœur !
Un essai fut tenté. Il se révéla positif. Les jours passaient, Pedro continuait à aller faire ses « trucs » à ma mère qui allait de mieux en mieux. Jusqu’à se requinquer complètement.
Le docteur ne pigeait rien. Il vint vers moi :
– Franchement, j’avoue que je ne comprends pas ce qui se passe et je veux comprendre. Je vais reprendre les scanners, les analyses. Tout ce qui a été fait à l’hôpital. Votre mère va de mieux en mieux, alors que cela devrait être le contraire. Tant mieux. Mais je veux comprendre.
Après de nouveaux examens, les scanners montraient un foie à nouveau sain ! Personne, à part moi, ne sut que mon mari soignait ma mère. Elle vécut normalement près de 5 ans et mourut d’une crise cardiaque avec un foie sain.
Pour moi, c’est un témoignage qu’il y a un Bon Dieu qui octroya le don de guérison à mon mari pour prolonger la vie de ma mère dans de bonnes conditions.